![]() | D'après les "Notes Historiques sur Ecquevilly" de Pierre Bovard Présenté par Jean-Pierre Vickoff |
La révolution
Situation à la veille de la Révolution
L'activité principale de la région était principalement agricole.: Céréales et vignes étaient les cultures les plus répandues. A Ecquevilly la superficie des terres labourables était de 30%. Les bois et les forêts représentaient 40% et, chose assez surprenante, les bâtiments, cours et jardins occupaient 27% du territoire. L'importance de ce dernier secteur était peut-être le présage du rôle ultérieur des cultures maraîchères; de même l'importance de la consommation du cidre à cette époque laisse supposer la présente de pommiers.
Avec 26% de la superficie de la paroisse la vigne, contrairement aux communes environnantes n'occupe qu'une place secondaire. Les vignes se situaient principalement sur le coteau qui domine la rue St Antoine comme en fait foi "le chemin des vignes" qui a subsisté après la disparition des vignes. Les vins d'Ecquevilly étaient quelconques et les plus réputés étaient ceux de Juziers . Les vins sont déjà sous contrôle fiscal : chaque année en novembre ils sont comptabilisés et les tonneaux marqués par un commis des aides (commis des impôts) . Pour vendre, le paysan doit indiquer les quantités à livrer ainsi que les prix ; il paye au buraliste un droit et celui-ci lui délivre un congé. Il existait un buraliste par paroisse, à Ecquevilly un buraliste a existé jusqu'aux années 1960. La dernière titulaire à été Madame Fleche qui résidait place du Carrefour à côté de la boucherie.
La période précédant la Révolution fut marquée par une crise économique sévère. Les deux années 1787 et 1788 connurent la disette. Les conditions météorologiques furent déplorables, les mois de novembre et de décembre connurent des froids très rigoureux qui, après une accalmie, reprirent de plus belle en janvier et la Seine fut même prise par les glaces.
A cette crise économique s'ajoutait une crise financière et une crise politique. La dette publique représentait plus de la moitié des dépense de l'Etat. Les impôts nombreux et variés, essentiellement à la charge du Tiers-Etat, étaient très mal supportés. Les principaux impôts étaient :
Ainsi à eux seuls ces trois impôts prennent aux paysans 30% à 50% de leurs revenus. A cela il faut ajouter les taxes indirectes dont la plus détestée était la gabelle, impôt sur le sel.
Le 18ème siècle avait par ce qui est nommée la "réaction seigneuriale" , endetté les seigneurs. Ceux-ci cherchent alors à récupérer leurs droits tombés en désuétude. Pour cela ils font établir par les notaires les terriers qui récapitulent ces droits. Ceci explique la haine des paysans pour ces terriers. Les droits seigneuriaux du marquis d'Ecquevilly étaient les suivants :
C'est dans cet état de crise que Louis XVI décide de convoquer les Etats Généraux. Paradoxalement, ce sont les nobles qui demandèrent les premiers cette réunion. Les trois ordres, pour des raisons différentes, sont unis dans la contestation. Louis XVI cède et convoque les Etats Généraux pour le 1er mai 1789. Tous les sujets sont invités à exprimer leurs griefs dans les "cahiers de doléances".
Les cahiers de doléances
La fin de la Monarchie absolue
L’élection municipale
La réforme du clergé
Curé réfractaire et curé jureur
Anniversaire de la Liberté (1789) et de la Fédération (1790)
Serment du ci-devant Hennequin
La Patrie en danger
La création des instituteurs
La terreur
La fête de l’Etre Suprême
La fin de la période révolutionnaire