| Forme de modélisation Merise | ||
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Information sur les outils de modélisation supportant Merise Un paragraphe de synthèse ne saurait remplacer l'étude approfondie de Merise, qui reste en France la référence en termes de méthode de conception de système d'information. La méthode Merise fait désormais face à des contraintes de développement incompatibles en termes de rentabilité avec ses exigences de structuration et de formalisation. En outre, les systèmes d'information actuels s'appuient sur la technologie pour adapter l'organisationnel dans une vision souple et mouvante. Pourtant, les modèles merisiens demeurent le moyen de représentation du SI le plus utilisé en France. Merise 1 séparait données et traitements. La notion de communication se limitait à une définition des modes et trafics d'accès entre le niveau logique des données et le niveau organisationnel des traitements. Cela pouvait être suffisant pour modéliser un système centralisé. Les architectures ont évolué, mais les fondements de Merise subsistent. Quatre niveaux d'abstraction permettent de décomposer les préoccupations du concepteur. Le niveau conceptuel s'appuie sur les invariants, répond à la question du " quoi " et décrit la réalité du domaine dans sa rigueur et sa complexité. Le niveau organisationnel précise les aspects pratiques (qui fait quoi) et définit l'organisation chargée de réaliser les fonctions décrites conceptuellement. Le niveau logique précise la vision informatique de la solution (comment) et décrit écrans, enchaînements et rapports. Le niveau physique décrit l'outil informatique (avec quoi). Une nouvelle vision des contraintes appliquées aux systèmes d’information fait " exploser " ce découpage. Merise a ensuite évolué vers une simplification. Les niveaux d'abstraction se réduisent à trois : conceptuel, organisationnel ou logique, physique ou opérationnel. Cette simplification est particulièrement évidente en matière de modélisation des " traitements ". Tout dépend du type d’application, de l'architecture technique et des orientations technologiques qui peuvent s’imposer à l’organisationnel. La description des données demeure primordiale. Le but recherché est la représentation de la mémoire du système et la définition d'un " serveur de données " cohérent et fiable. Au-delà de la description des données et des relations qui respectent les règles de dépendances fonctionnelles, c'est la notion de contraintes qui évolue pour englober des traitements de plus en plus sophistiqués. Ces traitements, effectués sur les serveurs, sont à la base de l'émergence du Client-Serveur. Les contraintes sont des déclarations qui permettent de faire respecter l'intégrité de l'information conservée dans la base de données. Les contraintes classiques ont pour objet les clés, les cardinalités, les valeurs liées aux attributs. Le modèle Entité-Relation (étendu) et l'orientation Objet ont renforcé le champ d'application de ces contraintes Un chapitre, si ce n'est un livre, serait nécessaire pour approfondir ces concepts.
Les Nord-Américains, qui ignorent Merise, disposent depuis vingt ans de modèles nettement plus efficaces, les DFD. C'est d'ailleurs l'apport de leurs principes qui constitue le principal de Merise 2. Les DFD intègrent les flux et les données aux principes de traitement. La puissance de cette approche permet de schématiser dans un même symbolisme les niveaux d'abstraction et une profondeur de décomposition presque illimitée. Cette possibilité offre un niveau de granularité adaptable à tous les besoins (contexte, communication ou décomposition). Avec Merise 2 (Merise 3 Orienté Objet est restée sans echo), les trois dimensions fonctionnelles, statiques et dynamiques adaptent leurs poids respectifs à l'enjeu d'une représentation qui pourrait être unique sous réserve d'AGL évolués. Pour l'heure, la représentation conserve trois formes : un modèle fonctionnel basé sur les diagrammes de flux ; un modèle statique basé sur l'Entité-Association enrichi de méthodes de traitements ; un modèle dynamique des objets explicitant le contrôle et les interactions des objets.
Figure 8. — Diagramme de flux (Windesign) Au-delà de ce contexte méthodologique, les méthodes modernes de conduite de l'évolution basées sur le BPR, le RAD ou l’Objet se chargent de mettre à mal la réingénierie de l'existant (courbe du soleil). En conclusion, les méthodes basées, comme Merise, sur la systémique sont qualifiées de structurantes (descendantes, Top-Down). Elles trouvent leurs limites économiques et techniques dans la modélisation d'un monde en évolution rapide. Les méthodes " sans méthodes ", qui préconisent l'approche par les exigences (montantes, Bottom-Up), conduisent généralement à la perte de cohérence systémique. RAD les associent pour le meilleur en évitant le pire. Sites de références http://perso.wanadoo.fr/matthieu.vidal/default.htm http://philippe.guezelou.free.fr/mcd/mcd.htm |
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